[i553]
DE LA VILLE DE PARIS.
127
CC VIL —-- Mandemens aux quarteniers.
i3 mars 1553. (B fol. 109 r"-)
Ce jourd'huy ont esté expédiés mandemens aux seize Quarteniers de la ville de Paris, dont la teneur ensuyt :
"Sire Guillaume Danetz, Quartenier de lad. Ville, appelez tous voz Cinquanteniers et Dixeniers, et vous trouvez tous demain en l'Hostel de la Ville, à
deux heures de relevée, pour adviser sur aucunes af­faires consernans le service et vouloir du Roy : sy n'y faictes faulte, sur peyne de x livres parisis d'a­mende applicquez à la fortiffication de lad. ville et d'estre privez des previlleges d'icelle."
CCVIII. — Pour faire description des maisons pour la fortiffication.
i 4 mars 1553. (B fol. 109 v°-)
Du xiue jour de Mars v'lii.
En Assemblée, le jourd'huy faicte en l'Hostel de la ville de Paris, de Mess™ les Quarteniers de ladicte Ville, leurs Cinquanteniers et Dixeniers, pour ad­viser sur aucunes affaires consernans le service et vouloir du Roy, sont comparuz :
sire Jehan Bazannier, sire Jehan de S' Germain, sire Guillaume Danetz, sire Guichard Courtin, m* Pierre Pellerin, Jehan L'Escalopier, sire Henry Godeffroy, mc Pierre Gohory, Nicolas Hac, sire Jacques Querver, Nicolas Paulmyer, Jehan Bouclier, Jehan Des Prez ;
les Cinquanteniers et Dixeniers des Quarliers des dessusd. Quarteniers.
Après ce que Monsr le Prevost des Marchans a conferé en particulier auxd. Quarteniers et eu leurs advis et prononcé que les mandemens qui avoient esté envoyez aux dessusd. Quarteniers auroient esté ordonnez estre faictz et envoyez selon qu'ilz con­tiennent, et que ceulx qui ne sont comparuz sans excuse raisonnable sont declairez estre encouruz es peynes contenues esd. mandemens, mais que ceulx qui sont absens ou essoynyez que l'on [tient] excu­sez, sont absolz desd, peynes;
Ce faict, le sr Prevost des Marchans a proposé et faict entendre à la Compaignée que la cause de l'As­semblée estoit pour ung affaire de telle importance
qu'il n'est possible de plus, et pour résister au mauvais vouloir de l'Empereur qui est de venir, s'il povoit, destruyre et ruyner ceste ville de Paris et habitans d'icelle; et que soubz ceste esperance il entretient sa gendarmerie, à laquelle il a promis le pillaige de ladicte ville, s'il y povoit entrer; et combien que le Roy n'ayt nulle craintte de luy ny de ses forces, neantmoings pour luy oster l'envye de plus appro­cher de ladicte ville, a ordonné icelle estre fortiffiée ainsi qu'il est contenu en ses lettres patentes'1', le jour d'hier vérifiées en la Court dc Parlement; et pour pervenir à ladicte fortiffication a esté advisé, lesd, lettres parachevées de veriffier, de procedder a la cotisation des deniers destinez pour ladicte fortiffi­cation le plus tost que faire ce pourra, et que, à ceste cause ilz ayent chascun de leur part à faire descrip­tions au vray des maisons de leursd, quartiers, pro­prietaires et locataires d'icelles; et que en ce faisant ilz ayent en leurs loyaultez et consciences à bien et justement faire lad. description sans nul en excepter, et en cc faisant avoir en singuliere recommandation le support des pauvres gens non suffisans à payer la cotization des deniers qu'il conviendra lever pour lad. fortiffication.
Ce que lesd. Quarteniers, Cinquanteniers et Dixe­niers ont promis faire.
CCIX.
Attaches pour la ferme du poisson de mer.
15 mars 1553. (B fol. 110 r°.)
Du xve jour de Mars mil v° lu.
Ce jourd'huy ont esté expediées six ataches pour la ferme des vi deniers pour livre de poisson de mer fraiz vendu es Halles de Paris, dont la teneur ensuv :
De par les Prevost des Marchans et Eschevins dè la ville de Paris. "On faict assavoir que la ferme de vi deniers pour livre sur le poisson fraiz vendu es Halles de Paris
'■I Lettres patentes en dale du 20 janvier précédent, rapportées en l'article ci-dessus CLXXVll.